Taper « Lons » dans un moteur de recherche renvoie vers deux communes différentes. L’article porte d’abord sur Lons-le-Saunier (39300, Jura, Bourgogne-Franche-Comté), la ville la plus recherchée avec cette requête. Si vous visez Lons, dans les Pyrénées-Atlantiques, près de Pau, rendez-vous directement à la section qui lui est consacrée plus bas.
Quartiers à éviter à Lons-le-Saunier : la réponse courte
Il n’existe aucune liste officielle de quartiers à éviter, ni à Lons-le-Saunier ni ailleurs. Les chiffres de la délinquance publiés par le SSMSI (le service statistique du ministère de l’Intérieur) sont diffusés à l’échelle de la commune, pas quartier par quartier. Toute page qui désigne une rue ou un secteur comme « dangereux » sans citer de source repose donc sur du ressenti, pas sur des données.
La seule référence officielle à l’échelle d’un quartier est le zonage des quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), consultable sur le site SIG Ville. Ce zonage repose sur le niveau de revenus des habitants, pas sur le niveau d’insécurité. Il donne un indice sur la fragilité sociale d’un secteur, rien de plus.
Les quartiers prioritaires et zones sensibles de la ville
À Lons-le-Saunier, le quartier de La Marjorie est celui qui revient le plus souvent dans les recherches et les classements. Il est généralement associé à la géographie prioritaire, mais vérifiez-le vous-même avec l’adresse exacte sur SIG Ville, car les périmètres sont précis et peuvent être révisés. Être classé en QPV ne signifie pas que le quartier est dangereux : cela veut dire qu’il bénéficie de dispositifs d’accompagnement en raison de revenus plus faibles.
Le terme de « quartiers sensibles » n’a pas de définition juridique stable. Il recouvre selon les sources des zones de sécurité prioritaires, des QPV ou de simples réputations. Mieux vaut s’en tenir aux zonages officiels et aux faits constatés.
Le centre-ville et la Rue du Commerce concentrent commerces, terrasses et passage. Comme dans toute ville moyenne, cela expose davantage aux vols à l’étalage, aux incivilités et au bruit en soirée. Cela n’en fait pas une zone à éviter, mais un point à considérer si vous cherchez le calme pour louer ou acheter.
Délinquance : chiffres, évolution et comparaison

À Lons-le-Saunier
Pour connaître le taux pour 1000 habitants de Lons-le-Saunier, consultez les bases communales du SSMSI, qui détaillent les cambriolages, les vols et les violences année par année. Comparez toujours ce taux à celui du département du Jura et à la moyenne nationale : un chiffre isolé ne dit rien. Les variations d’une année sur l’autre sont aussi à manier avec précaution, car sur une petite commune quelques faits suffisent à faire bouger un pourcentage.
À Lons (Pyrénées-Atlantiques)
Pour Lons, près de Pau, les repères disponibles sont les suivants. Ils proviennent de compilations d’indicateurs du SSMSI et varient selon la source retenue.
| Indicateur | Valeur annoncée |
|---|---|
| Faits enregistrés en 2024 | 398, soit 29,3 pour 1 000 habitants |
| Taux estimé en 2025 | 35,4 pour 1 000 habitants (environ +7 % sur un an) |
| Cambriolages de logements en 2025 | 57, soit +138 % annoncé |
| Logements sociaux | 971, environ 15 % du parc |
| Quartier prioritaire (QPV) | Aucun |
Ces données concernent la commune entière. La forte hausse des cambriolages se mesure sur un volume modeste : on passe d’environ 24 à 57 faits, ce qui amplifie le pourcentage sans dire où ils se produisent. Sans QPV, aucun secteur de Lons n’est officiellement classé, ce qui ne signifie pas une absence totale d’incidents.
Si vous voulez savoir où redoubler d’attention, les repères généraux valent pour cette commune : les zones commerciales et les parkings, où vols et dégradations sont plus fréquents, et les secteurs résidentiels peu passants, plus exposés aux cambriolages.
Idée reçue : « pas de QPV, donc pas de problème »
Un QPV mesure la pauvreté, pas la criminalité. Une commune sans quartier prioritaire peut connaître des hausses de cambriolages, et un QPV peut être très calme. Croisez toujours les deux sources.
Comment identifier un quartier à risque et quelles sont les limites des données
Pour se faire une idée fiable, il faut croiser plusieurs sources. Le zonage SIG Ville indique la précarité, le SSMSI donne la criminalité communale, et la gendarmerie ou le commissariat de votre secteur peuvent renseigner sur les faits récurrents. Les comptes rendus des conseils municipaux et des conseils locaux de sécurité apportent aussi des informations concrètes sur les secteurs suivis.
Les limites sont réelles. Les statistiques reposent sur les plaintes enregistrées, et beaucoup de faits mineurs ne sont jamais déclarés. Les chiffres du Jura ne se transposent pas d’une année à l’autre sans prudence, et un taux élevé en centre-ville peut simplement refléter la présence de commerces et de visiteurs, pas de l’insécurité pour les habitants.
Ressenti des habitants et conseils pour bien choisir son quartier
Le ressenti des habitants est utile, à condition de le recouper. Les avis en ligne se concentrent sur les expériences extrêmes, bonnes ou mauvaises, et dépendent souvent d’un seul incident. Un avis isolé ne vaut pas un constat.
Avant de louer ou d’acheter, quelques gestes donnent une image plus juste que n’importe quel classement :
- visiter le secteur à plusieurs heures, en semaine et le week-end, y compris en soirée ;
- discuter avec les voisins, les commerçants et le syndic de copropriété ;
- vérifier l’adresse sur SIG Ville et la qualité de vie au quotidien (stationnement, éclairage, bruit) ;
- demander à l’assureur si l’adresse influe sur le tarif de l’assurance habitation.
Questions fréquentes

Existe-t-il des quartiers sensibles à Lons-le-Saunier ?
Aucun classement officiel ne les désigne. Le zonage QPV indique seulement les secteurs à revenus plus faibles, comme La Marjorie, et ne doit pas se lire comme un indicateur d’insécurité.
Le centre-ville est-il sûr ?
Le centre-ville et la Rue du Commerce sont des lieux de passage. Les petits vols et les nuisances nocturnes y sont plus probables que dans un lotissement tranquille, mais aucun chiffre public ne permet de parler de zone dangereuse.
Les chiffres de délinquance sont-ils fiables ?
Ils sont sérieux, mais ils ne comptent que les faits enregistrés et restent communaux. Sur de petits effectifs, un pourcentage de hausse spectaculaire peut cacher un nombre de faits très limité.





